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Mac OS X Public Bêta... Beaucoup reste à faire...

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Une incroyable stabilité

Je l'avoue, et certains crieront à l'hérésie : pour une fois, je ne suis pas allé à la messe. Mais le premier commandement de la Pomme n'est-il pas de penser différemment ?
Pourtant, grand événement, le Père Steve y déclara la résurrection de son OS et sa mise en vente dans le cadre de "l'Apple Store", sa boutique en ligne. Les marchands de produits Apple apprécièrent cette démarche destinée à ne pas les surcharger de travail. Les autres participants furent heureux d'apprendre qu'il leur faudrait payer pour obtenir une copie de la relique, copie devenant inutilisable, comme par miracle, après le 15 mai 2001.

Bien sûr, en échange des risques pris par les acquéreurs d'une copie (greffer un tout nouvel OS peut comporter certains dangers), et pour les remercier de leur bonne volonté et de leur investissement, Apple assure un "support" technique... un "support" téléphonique payant, hors de prix.

Les pauvres, curieux et amoureux d'Apple pourront toujours aller chercher des solutions sur le web, dans le cadre de forums, par exemple. Mais pas sur le site d'Apple qui n'a pas hésité à innover en décidant de ne surtout pas consacrer le moindre forum au nouvel OS miraculeux, poussant même la sophistication jusqu'à prévenir que si un seul message concernant cet OS était posté sur un de ses nombreux forums, ce message serait automatiquement éliminé !

Bravo Apple , pour ces remarquables progrès en communication !

Travailler pour La Cause n'a apparamment aucun prix... Car faut-il préciser que ce nouvel OS à ronger est aussi un produit inachevé. Une version "bêta" dit-on à la grecque, sans préjuger, à la française, de la sottise ou de la niaiserie dont elle ferait preuve. Et la grosse bêta d'Apple n'est pas stupide, loin de là, sur bien des points elle est même une démonstration de sérieux bien embarrassante...
De nombreuses fonctions sont encore inactives et le peu, dans ce système, qu'Apple a bien voulu nous donner à tester tourne en effet plutôt à la perfection... Pas difficile, me direz-vous étant donné le "peu", mais tout de même...
Toujours est-il que question "Fun" c'est plutôt raté : j'ai même pu éviter d'effectuer la réinitialisation du disque dur qui m'était donnée pour seul choix après un redémarrage sous Mac OS 9... Quelques petits bugs sans conséquences croisés ci et là côté système... De plus gros dans certaines applications Apple, et quelques énormes dans des logiciels non conçus par Apple et, le plus souvent, trouvés sur le web... Sinon, cette bêta est d'une tristesse à mourir : je ne suis parvenu à planter cet OS qu'une seule fois en trois semaines d'utilisation intensive... Et encore, je crois l'avoir planté dans la mesure où l'ordinateur était entièrement "gelé" mais rien ne me l'assure : en effet, les spécialistes de systèmes unix (et Mac OS X, à la différence des versions précédentes de Mac OS est un système de type unix...) considéreront toujours qu'un système n'a réellement planté que s'il s'avère impossible de "rebooter" (redémarrer) la machine à distance (en adressant des commandes-formules-magiques depuis un ordinateur relié en réseau, par exemple), ce que je ne pris pas la peine d'essayer.
Quoi qu'il en soit, il faut avouer que la protection de la mémoire est une réalité majeure de ce nouveau système. Une application peut défaillir, elle n'entraînera plus le système, ni aucune autre application avec elle, vous permettant de faire comme si rien n'était arrivé sans jamais devoir redémarrer : continuer à travailler sur une autre application ouverte, tenter de relancer l'application inutilisable, ouvrir aussitôt une autre application, ranger vos fichiers, etc... Tout reste possible. Ah ! si seulement toutes les applications pouvaient être aussi impassibles et fiables que ce système... Car, ne l'oublions pas, une mémoire protégée ne signifie pas pour autant des applications qui ne "plantent" plus.

La mémoire virtuelle est utilisée dans tous les cas sous Mac OS X. Que ceux qui activaient la mémoire virtuelle dans les précédentes versions de Mac OS se rassurent : sous Mac OS X, la mémoire virtuelle n'entraîne aucune instabilité ni ralentissement sensible ! Nous avons donc l'impression qu'elle est désactivée, ce qui assure un confort incomparable, même aux utilisateurs pourvus d'iMacs ou de Macs équipés de "seulement" 96 Mo de RAM, configuration minimale préconisée par Apple pour utiliser la bêta. (il semblerait même, si l'on en croit certains testeurs, que la bêta puisse parfaitement fonctionner sur des machines ne possédant que 64 Mo de RAM).
Autre élément de confort essentiel : le système est enfin capable d'attribuer à chaque application la mémoire nécessaire pour lui permettre d'effectuer une tâche. Plus la tâche demandera de mémoire, et plus le système en attribuera à l'application. Et inversement. C'est donc la fin des réglages hasardeux de la "mémoire souhaitée" !

Même principe pour la répartition de la puissance du microprocesseur : lorsque plusieurs applications tournent simultanément, Mac OS X sait accorder précisément à chaque application la part de puissance de calcul du microprocesseur nécessaire au bon accomplissement de chaque tâche effectuée par chaque application simultanément. C'est ainsi que Mac OS X peut être qualifié de système "multitâche-préemptif". Regarder une vidéo QuickTime, en écoutant un fichier MP3 et en surfant en même temps sur le web, par exemple, ne produira pas les ralentissements et dégradations rencontrées sous les versions antérieures de Mac OS.



Mac OS 9 sous Mac OS X

Autre prouesse, la bêta de Mac OS X sait faire tourner les applications compatibles Mac OS 9 dès lors qu'un Dossier Système Mac OS 9 (une version du système entérieure à Mac OS 9 ne fonctionnera pas sous Mac OS X) est présent sur le disque dur ou sur une de ses partitions. Comment ? Simplement en commençant par lancer Mac OS 9 comme une vulgaire application, puis en lançant l'application compatible Mac OS 9. Cette dernière ne s'apercevra même pas que Mac OS X existe, elle croira tourner sous Mac OS 9. Une application compatible Mac OS 9 pourra, dans ces conditions, éventuellement provoquer le plantage de Mac OS 9 (un tel plantage ne serait en principe pas dû à la présence de Mac OS X, il se serait probablement aussi produit en l'absence de Mac OS X) mais jamais celui de Mac OS X. Le plus beau est de constater l'absence de ralentissement des applications compatibles Mac OS 9 lorsque Mac OS 9 tourne sous Mac OS X... Seules les applications compatibles Mac OS 9 utilisant les moteurs QuickDraw 3D ou OpenGL (simulateurs de vol, par exemple) n'ont jamais pu fonctionner correctement lors de mes tests. A croire que les pilotes des cartes accélératrices ATI installés dans Mac OS X ne sont pas encore totalement optimisés ou que les extensions OpenGL ou/et QuickDraw 3D de cette version bêta ne sont pas encore parfaitement en phase avec les pilotes de la carte graphique... Toujours est-il que je crois avoir à peu près tout essayé sans résultat. Apple ne précise rien à ce sujet... Pas même dans sa TIL (bibliothèque technique en ligne) qui ne compte d'ailleurs que trop peu d'articles sur la bêta, articles soulignant plus d'évidences que de problèmes pointus, les "évidences" étant, par exemple, la série de fonctionnalités basiques non encore implantées dans la bêta (l'impression via une imprimante USB, par exemple). Pourtant Apple ne manque pas de matière pour enrichir sa TIL : la plupart des bugs que nous avons pris la peine de révéler à Apple pendant ou à l'issue de nos tests, feraient naturellement d'excellents articles pour la TIL... articles dont la parution aurait accessoirement pour effet d'éviter à des milliers de testeurs de prendre la peine de rédiger des rapports concernant des bugs déjà bien connus d'Apple, parce que suffisamment rapportés... Mais, pourquoi Apple nous ferait-elle en plus gagner du temps ? Mais pourquoi, encore, aurait-elle à nous faire savoir qu'elle s'intéresse le moins du monde aux rapports que nous lui envoyons ? Pourquoi devrait-elle nous donner la moindre preuve qu'elle les lit ? Enrichir la TIL à mesure que les rapports arrivent aurait en effet aussi contribué à nous donner l'impression que nos tests pouvaient servir à quelque chose...

Remarque : certaines applications compatibles Mac OS 9 sont aussi compatibles Mac OS X. Ces applications sont de versions dites "carbonisées" ou "Carbon". Elles fonctionnent directement sous Mac OS X, sans avoir besoin de lancer Mac OS 9 pour fonctionner. Elles fonctionnent aussi sous Mac OS 9, en l'absence de Mac OS X, grâce à la présence d'une version adaptée de l'extension "CarbonLib" dans le dossier "Extensions" du "Dossier Système".



RTF et PDF : pour plus de compatibilité entre Mac et PC

Côté applications conçues spécialement pour Mac OS X et livrées avec la bêta, rien de bien étonnant... pour l'instant, car n'oublions pas que, comme Mac OS X, ces applications ne sont jamais que des versions bêta; "alpha" devrions-nous même plutôt dire en voyant le faible degré de développement de la plupart d'entre elles... Incroyable et assez inquiétant lorsque l'on pense qu'Apple est censée travailler depuis des années sur Mac OS X... A croire que tout le travail d'Apple a jusqu'à présent consisté à adapter et à améliorer le coeur du nouvel OS... A croire qu'Apple ne commence que maintenant à réfléchir aux applications qui pourraient reposer sur un tel coeur... Sur le papier, sa nouvelle application de messagerie, "Mail" (permet en particulier de concevoir des emails intégrant textes et images mis en page en un clin d'oeil), est une excellente chose, mais la version qui nous est présentée est encore si boguée et si limitée (impossible, par exemple, d'utiliser différentes adresses emails, si vous possédez plusieurs comptes, pour envoyer vos messages sans devoir modifier à chaque fois les préférences) qu'il ne serait pas raisonnable de la juger en l'état.
La plus prometteuse des applications est aussi la plus aboutie : TextEdit,, petit éditeur de texte présenté comme le remplaçant de SimpleText, fourmille de richesses tout en restant très simple à utiliser. A son image, comme à celle des derniers traducteurs améliorés et incorporés dans la mise à jour 6.0.4 d'AppleWorks, il semble qu'Apple mise maintenant sur le format RTF (Rich Text Format) pour ouvrir à toute une catégorie de documents créés sur Mac les portes d'autres plates-formes informatiques. En offrant la possibilité d'enregistrer des textes à ce format qui sait prendre en compte et restituer de nombreux attributs de polices de caractères et de mise en page, c'est une grande partie de l'éternel problème de compatibilité entre Mac et PC qu'Apple est en train de régler. Le format RTF est en effet caractéristique du monde PC.

Apple va encore plus loin puisque le petit TextEdit ("petit" car il n'est "que" le remplaçant du rudimentaire SimpleText) pousse le vice jusqu'à gérer le RTFD ("D" pour "Document"), format permettant d'incorporer des images. Croyez-moi, il y a peu de choses que ce TextEdit ne sache pas faire. Des mises en pages nettes, assez sophistiquées (pour ce que je crois être les besoins quotidiens de la plupart d'entre nous) et compatibles PC pourraient donc sortir directement de cette seule application.

Ajoutons à cela que le moteur d'affichage de Mac OS X repose sur la technologie PDF (fenêtres "Finder", "Dock", animations des fenêtres, etc., s'affichent donc en PDF), le format PDF étant bien connu pour sa compatibilité avec toutes les plates-formes informatiques. Les avantages d'une intégration du format PDF au coeur du système se font malheureusement encore trop peu voir dans la bêta : s'il est possible de créer aisément un fichier PDF à partir de n'importe quel document ouvert dans n'importe quelle application (comme le permet déjà l'excellent shareware PrintToPDF) en demandant un aperçu avant impression (pourquoi ne pas avoir proposé directement d'enregistrer au format PDF d'un "enregistrer sous..." dans chaque application ?), composer directement des documents en PDF, en modifier, associer et manipuler images et texte en PDF n'est pas, contraitement à ce que nous aurions pu attendre, à l'ordre du jour. En dehors d'une petite application permettant de faire joujou avec quelques éléments en PDF disposés sur une seule page, rien n'est proposé dans le cadre de la bêta. Apple compte-t-elle fournir, une application capable de tirer pleinement parti de cette intégration du PDF "en natif" dans son prochain système ? Ce serait dans l'ordre des choses, sinon vanter les mérites de l'intégration du PDF n'aurait pas beaucoup de sens. A Apple de savoir comment ménager la société Adobe, précieuse alliée, dont le logiciel commercial Acrobat se verrait directement concurrencé par une telle application...



Mais l'intégration du format PDF ne serait pas sans poser de gros problèmes à Apple et, résultat, aux utilisateurs du Finder de la bêta

En attendant, il est à noter que l'intégration du format PDF semble poser à Apple différents problèmes extrêmement épineux. Il n'est déjà pas possible, dans la bêta, de diminuer le corps des caractères utilisés pour nommer fichiers et dossiers dans l'équivalent du "Finder". Noms de fichiers et de dossiers paraissent énormes, affichés en corps 14 lorsque nous nous contentons généralement très bien d'un corps 10 dans les versions précédentes de Mac OS. Apple n'aurait donc pas encore trouvé la solution permettant d'afficher en PDF de manière suffisamment lisible des caractères de taille inférieure. Car n'oublions pas qu'il n'y a pas de PDF sans anti-crénelage ("antialiasing", en anglais) ou, si vous préférez, sans lissage des polices de caractères à l'écran. Or, cette opération de lissage n'améliore jamais l'aspect que de caractères de taille conséquente. Elle diminue considérablement la lisibilité des petits caractères, trop pauvres en pixels pour pouvoir se payer le luxe de voir certains de ces pixels partiellement gommés, en apparence, par l'effet de lissage. Apple est totalement consciente de ce problème relatif au lissage depuis Mac OS 8. Pour vous en convaincre, ouvrez le tableau de bord "Apparence" d'un Mac OS 8 ou 9 et cliquez sur l'onglet "Polices", cochez la case "lisser les polices à l'écran" et tentez par exemple d'entrer une valeur de "10" dans la case "Taille" inférieure. Oui, bien conçu, afin d'éviter tout problème de lisibilité, le système refuse d'activer le lissage des polices de corps 10, il rejette la valeur entrée qu'il remplace automatiquement par 12...

Un système conçu pour gérer des noms de fichiers et de dossiers comportant jusqu'à 255 caractères mais qui ne se montrerait même pas capable d'en afficher 30 ?

Il est certain qu'un corps 14 ou même 12 n'est vraiment pas adapté à un système censé pouvoir gérer et afficher des noms de fichiers et de dossiers comportant jusqu'à 255 caractères (c'est encore une nouveauté de Mac OS X), à moins de posséder un moniteur de 50 pouces (sous Mac OS 8 ou 9, placez une valeur de "12" et de "14" dans la case "Taille" supérieure du tableau de bord "Apparence" après avoir cliqué sur son onglet "Polices" et vous comprendrez...). Résultat, l'équivalent du Finder, sous Mac OS X, sauf lorsqu'une présentation du contenu d'un dossier en mode liste est demandée, n'est actuellement même pas en mesure d'afficher autant de caractères que sous Mac 9 qui n'était pourtant capable de gérer que 31 caractères ! Oui, dans la bêta, demander la présentation du contenu d'un dossier sous forme d'icônes donne lieu à l'affichage de noms de fichiers et dossiers tronqués sous chaque icône, noms comportant au maximum 18 caractères !

à boutons géants, fenêtres "Finder" géantes

Ce problème typographique a malheureusement d'autres répercussions. Cette police trop grande est aussi en partie responsable de la taille de chaque fenêtre "Finder". Ainsi, aucune fenêtre "Finder" ne peut actuellement occuper moins du quart de la surface totale d'un écran d'iMac réglé sur la résolution de 800X600 ! Non, vous ne rêvez pas, il est totalement impossible de réduire davantage une fenêtre "Finder" : sa taille minimale est contrainte par la présence de 6 boutons placés côte à côte dans la partie supérieure de chaque fenêtre. Chaque bouton est de même taille, beaucoup trop grand. La taille de ces boutons s'explique simplement : un mot est inscrit sur chaque bouton. "Utilisateurs", mot le plus large trouvé sur un bouton, occupe inévitablement beaucoup de place étant donné le corps élevé utilisé... D'où les dimensions incroyables de ces boutons... et l'impossibilité totale de réduire davantage une fenêtre "Finder". Sur deux des autres boutons, Apple n'a pas trouvé mieux que d'utiliser les drôles de diminutifs que sont "Apps" et "Docs", pour "Applications" et "Documents", deux mots qui, dans la typographie choisie par Apple, n'auraient pu être intégralement inscrits sans devoir augmenter encore la taille des boutons...
Alors, une opération aussi basique que le déplacement de fichiers vers différents dossiers, par exemple, peut se transformer dans la bêta en un véritable casse-tête : les fenêtres "Finder" abritant les fichiers à déplacer et celles abritant les dossiers devant accueillir ces fichiers seront, du fait de leur grande taille, nécessairement superposées, des opérations souvent complexes et précises de déplacement et d'ajustement des fenêtres à l'écran s'avèreront indispensables. Dans toutes les autres versions de Mac OS, l'organisation des fenêtres à l'écran n'a jamais demandé une telle rigueur. N'importe quelle fenêtre pouvant être réduite selon son bon vouloir et même de manière à n'encadrer que l'icône du fichier à déplacer ou du dossier de réception.


écran iMac

Aucune fenêtre "Finder" de Mac OS X bêta n'occupera moins d'espace... Tout mon écran est reproduit sur cette image (résolution 800 x 600) afin que vous puissiez juger des proportions. Vous pourrez aussi remarquer, malgré l'important coéfficient de réduction appliqué à cette image (50 %), la grande taille de la police utilisée ainsi que la nouvelle place du disque dur ou plutôt, en l'occurence, de ses partitions : dans une fenêtre "Finder" et non plus sur le bureau.

Taches...

Faut-il aussi ajouter que les petits caractères lissés ont parfois tendance à faire taches ? Oui, et d'autant plus sur des moniteurs à cristaux liquide... très ennuyeux pour un système se voulant d'une apparence irréprochable...

Lenteurs...

Le moteur PDF affiche encore de belles lenteurs. Les opérations de lissage consomment en puissance de calcul mais moins, peut-être, que le dessin des formes arrondies des fenêtres de l'interface "Aqua", moins que le dessin de leurs ombres et que celui des différents effets de transparence... Parfois, déplacer une fenêtre semble laborieux. Faire défiler, dans une fenêtre "Finder", une centaine de fichiers présentés en mode liste s'avère plus lent que sous d'autres versions de Mac OS.

Sur tous ces points souvent fondamentaux, Mac OS X, dans sa version bêta, a vraiment tout à envier aux précédentes versions du système... à TOUTES les précédentes versions.



Où va Apple ? Difficile à dire...

Si les problèmes qui restent à régler côté PDF sont manifestes, bien malin - ou plutôt chanceux - celui qui pourrait dire à quoi Mac OS X et la majorité des applications qui l'accompagnent ressembleront lors de la sortie de leurs versions définitives... Plus ennuyeux : il semblerait que même Apple n'ait pas d'idée sur la question... Il est rare qu'une version bêta nous laisse globalement une telle impression de flou... Ce que nous donne à tester Apple, en dehors de la stabilité globale et d'aspects très techniques, très unix, que seuls de véritables spécialistes pourront apprécier*, frise un peu le n'importe quoi, si bien que les effets spéciaux (rétrécissement-agrandissement de fenêtre, agrandissement d'une icône pointée par la souris dans le "Dock"...) et le design de l'interface graphique sembleraient presque chargés de faire diversion, de masquer le manque d'orientations et d'innovations tout en gommant d'importantes contradictions.

* Il est indéniable, à la vue de la bêta, que les véritables bonus sont avant tout propres à faire fantasmer quelques spécialistes, certainement pas la majorité des utilisateurs de machines Apple. Savoir que Mac OS X est un système de type unix ayant tels rapports avec FreeBSD, NextStep, OpenStep, Darwin, et comportant terminal, serveur Apache, serveur de mails, ftp, Perl, Vi, eMacs, etc..., etc... ne dira déjà pas grand chose à tous ceux pour qui, par exemple, la transformation d'un ordinateur en serveur web se résumerait à activer le "Partage Web" dans le tableau de bord du même nom... Que Mac OS X soit un concurrent redoutable pour Windows NT et Linux ne fait aucun doute mais n'oublions pas pour autant que Mac OS X est avant tout censé être un système grand public et non le complément ou le successeur du très professionnel "Mac OS X Server".

Retirer, par exemple, le Menu Pomme et donner cependant la possiblilité aux volumes externes de monter sur le bureau, comme dans les versions précédentes de Mac OS, voilà des mouvements bien désordonnés si l'on sait que, d'une part, Apple toujours demandé et continue de demander aux développeurs d'applications pour Mac OS X de prendre en compte l'existence du Menu Pomme pour concevoir leurs logiciels, et si l'on sait aussi que, d'autre part, de manière standard, le disque dur de votre iMac ou ses éventuelles partitions n'apparaîtront pas (comme tout disque interne et à la différence des volumes externes...) sur le bureau (sauf "hack", il est seulement possible de placer un alias du disque dur ou de chaque partition sur le bureau) mais uniquement dans une fenêtre du Finder. Pourquoi de tels choix ? Quelle grande idée présiderait à de telles orientations ? De quelle amélioration serait donc responsable, l'apparition d'un disque dur dans une fenêtre en lieu et place de l'endroit où tous les utilisateurs de Mac avait jusqu'à présent l'habitude de le trouver ? Je n'en vois aucune... j'y vois même un premier inconvénient : une fenêtre supplémentaire à ouvrir (et une trop grande fenêtre, en l'état actuel du "Finder", ne l'oublions pas), celle qui me permettra d'accéder à mon disque dur, à la partition de mon choix comme à tout disque interne avant de pouvoir naviguer dans leurs entrailles. J'y vois aussi un gros bouton de trop, le bouton "Ordinateur" qu'il me faudra prendre la peine d'atteindre et de presser (à moins d'utiliser un raccourci clavier) pour faire apparaître disques internes et partitions. Quand je pense que de telles manipulations sont uniquement dues à la disparition des disques du bureau...
Et pourquoi la solution disque dans fenêtre serait-elle plus adaptée aux disques internes qu'aux disques externes ? Et le disque "Réseau" apparaît pourtant bien avec le disque dur, dans une même fenêtre... Le disque "Réseau" serait-il donc moins externe qu'un disque externe ? Allez comprendre...
De manière générale tout ce qu'Apple nous donnerait de nouveau n'est en fait, très majortairement, que de l'ancien réarrangé pour des raisons que rien ne semble justifier, sinon peut-être la volonté de faire passer ces "vieilles" choses pour nouvelles...

Non, Apple n'invente rien de bien intéressant ni de bien nouveau en mettant les boutons d'ouverture et de fermeture des fenêtre sur la gauche (seuls les gauchers, comme moi, apprécieront...) et non plus sur la droite; en ajoutant un nouveau bouton sur chaque fenêtre (pour la "minimiser" : la réduire comme un génie rentrant dans sa bouteille, la bouteille étant en l'ocurrence le "Dock"); en déplaçant le logo-pomme qui figurait sur la gauche de la barre des menus sur la droite et en n'associant plus le moindre menu au logo et en rendant le logo monochrome; en transformant le "Finder" en application nommée "Desktop" ("bureau"), et en ne donnant plus pour titre à chaque fenêtre le nom du dossier dont la fenêtre affiche le contenu mais en l'intitulant, dans tous les cas, de la même absurde manière, "Finder" (... pratique lorsque dix fenêtre intitulées "Finder" sont ouvertes...), et en déplaçant plus bas dans la fenêtre le nom du dossier ouvert, l'insérant dans un menu local; en réalisant un "Dock" fourre-tout destiné à recevoir en même temps l'équivalent du Sélecteur d'Applications, d'une petite partie des fonctions du Menu Pomme, du Bureau, du Lanceur et de l'équivalent des fenêtres-tiroirs; en ôtant la corbeille du bureau et en la plaçant dans le "Dock"; en ne permettant plus, comme nous venons de le voir, l'affichage des disques internes, partitions comprises, sur le bureau mais dans une fenêtre "Finder"; en ne présentant plus ce qui correspond aux "Tableaux de bord" comme des éléments séparés, mais en les regroupant dans une application ("Préférences Système") dans une seule fenêtre (un peu comme dans Mac OS 6... oui "six" tout court...); etc...

Auto-plagiat ?

Ainsi, pourrions-nous presque croire qu'Apple est une concurrente d'Apple. Qu'Apple fait tout pour que Mac OS X puisse reprendre la plupart des fonctions et mécanismes de Mac OS 9 en s'arrangeant pour être inattaquable juridiquement par l'entreprise propriétaire de Mac OS 9...
De telles "variations" auraient en effet été dignes de n'importe quelle société cherchant à copier un Mac OS 9 : reprenant un grand nombre de fonctionnalités et de principes de ce système mais de manière assez détournée pour éviter tout risque de se voir attaquée pour contrefaçon... Certains riront bien à l'idée qu'Apple puissent en être arrivée, à force d'être obnubilée par les questions de protection juridique, à avoir peur de se voir attaquée par elle-même ! A moins, par exemple, qu'Apple ne compte vendre à une entité autre qu'Apple, Mac OS X ou tous les droits sur les versions antérieures de Mac OS, cette comparaison restera bel et bien une triste blague.
Car si une chose est certaine, c'est que ces "petits" aménagements, purement anecdotiques en apparence, s'ils se confirmaient dans la version finale, auraient pour effet de bouleverser nos habitudes de travail. Demander à chacun de faire un tel effort pour un système entièrement nouveau, procédant d'une conception forte, singulière, inédite, serait dans l'ordre des choses, mais en demander autant pour ce qui ressemblerait plutôt à du réchauffé, aurait quelque chose de vraiment déplacé. Si Apple n'avait toujours pas de conception vraiment nouvelle à faire valoir dans les mois qui viennent, gageons qu'elle aura l'intelligence de préférer doter la version finale d'éléments et de fonctionnalités de l'ancien système sans trop les altérer de manière à faciliter au moins la migrations de la majorité des actuels utilisateurs de ses machines vers Mac OS X.



Plus nouveau que le reste mais venu d'ailleurs, d'une efficacité douteuse et souvent mal intégré...

Les seuls éléments dénotant une conception un peu nouvelle sur la plate-forme Mac, sont assez bien connus, dans leurs principes, sur d'autres plates-formes. Parlez de "Dock" à un utilisateur de Windows, par exemple... Parlez-lui ensuite de fonction permettant de donner une représentation hiérarchique du contenu de votre disque dur et de naviguer pas à pas dans la hiérarchie... il finira par se demander si Apple n'a pas racheté Windows.
Certes, le "Dock" d'Apple se distingue sur de nombreux points du "Dock" de Microsoft (en bien et en mal...). S'il semble qu'Apple ait voulu faire de ce "Dock" la clé de voûte de son futur système, en regroupant différentes fonctions des anciennes versions du système (jadis présentées de manière disparate) sous sa seule forme, il faut malheureusement remarquer que l'astucieuse "chose à tout faire", ne fait dans son état actuel que très médiocrement tout ce qu'elle est censée pouvoir faire. Il suffit en effet d'installer dans ce "Dock" cinq applications, cinq documents, cinq dossiers et cinq poignée de fenêtres minimisés (un clic sur un des boutons d'une fenêtre donne lieu au rétrécissement de la fenêtre qui va se loger directement dans le "Dock") pour comprendre que cet instrument n'est à la rigueur utilisable que par des personnes n'exploitant que très peu les capacités de leur machine, ne travaillant qu'avec un tout petit nombre d'applications et n'ouvrant jamais que très peu de documents différents en même temps ou/et chaque jour. Les utilisateurs n'étant pas dans ce cas perdront un temps fou, et souvent précieux, pour retrouver et ranger leurs petits à cet endroit. Trop de temps pour ne pas oublier cette bêta et ne pas revenir avec plaisir à une version antérieure de Mac OS.

Quant au très séduisant nouveau mode de présentation en colonnes, il mériterait surtout de n'exister que sous forme d'application séparée et non pas de venir s'ajouter, comme c'est le cas actuellement, aux options de présentation traditionnelles du contenu de chaque fenêtre "Finder". La présentation en mode liste ou sous forme d'icônes n'a en effet rien à voir avec la présentation en colonnes, cette dernière ne se contentant pas d'afficher les éléments d'un même niveau dans chaque fenêtre, mais présentant le contenu de différents dossiers simultanément et permettant de se déplacer, sans quitter la même fenêtre, dans l'ensemble de la hiérarchie.

Description : chaque fenêtre "Finder" adoptant le mode de présentation en colonnes est divisée en trois colonnes sur nos iMacs (à moins de réduire la fenêtre au maximum, ce qui ne donnera lieu qu'à l'affichage de deux colonnes, ou, au contraire, pour en afficher un plus grand nombre, à moins de travailler sur un grand moniteur externe ou à une autre résolution). Cliquer sur un dossier "A" situé dans la colonne de gauche fait apparaître le contenu de ce dossier dans la colonne du centre; cliquer sur un dossier affiché dans la colonne du centre (donc sur un sous-dossier de "A") produit l'affichage du contenu de ce dossier dans la colonne de droite; cliquer sur un dossier de la colonne de droite (la dernière affichée), fait glisser toutes les colonnes d'un cran sur la gauche, de manière à faire apparaître dans la colonne de droite le contenu de ce dernier dossier (la colonne de gauche ne présentera donc plus le dossier A, mais son contenu).
Cliquer sur un fichier donnera lieu, dans la colonne située sur sa droite, à sa prévisualisation au sens large : s'il s'agit d'une image, apparition de l'image sous forme de vignette; s'il s'agit d'un texte, apparition du début du texte; s'il s'agit d'un son, apparition de la barre de contrôle permettant de jouer le son; etc... (la prévisualisation ne fonctionne encore qu'avec un tout petit nombre de formats de fichiers... Un fichier RTF créé avec TextEdit ne pourra être prévisualisé, par exemple, dans la bêta, lorsqu'un fichier texte créé avec SimpleText le pourra)

Lorsque les présentations sous forme de liste ou d'icônes permettent, chacune à leur manière, de "concrétiser", de mieux cerner le contenu d'un dossier (en mode icône : pour mieux saisir physiquement un fichier ou un dossier; en mode liste, pour obtenir des informations concrètes immédiatement : date de création, taillle, etc...), le mode de présentation en colonne ne donne pratiquement pas corps aux éléments qu'il affiche, et n'offre que trop peu d'informations à leur sujet (sinon leur emplacement dans la hiérarchie, ce qui nous sera rarement utile). Sa fonction primordiale est de nous permettre de naviguer dans la hiérarchie afin d'atteindre un fichier ou un dossier mais elle n'est pas, à proprement parler de présenter dossiers et fichiers. Seule la phase de prévisualisation (la dernière colonne fait office de fenêtre de prévisualisation lorsque l'on clique sur un fichier) "présente" mais elle ne présente pas le "fichier", comme le font les autres modes, mais plutôt son contenu, ce qui est très différent.

Remarque : Même en mode liste ou icône, comme si Apple avait été consciente du bien fondé, dans le cadre d'un "Finder" d'une distinction entre "fichier" et "contenu de fichier", rien n'empêche de lancer la prévisualisation d'un fichier. Apple a en effet pris la peine de doubler la fonction de prévisualisation, ne la réservant pas à la présentation en colonne mais l'associant aussi à l'application "Inspecteur" qui peut-être lancée par la célèbre combinaison de touches "POMME-I". (Oui, c'est une application séparée et portant un nom bien policier qui remplace la fenêtre d'informations du Finder des précédentes versions de Mac OS).

Même le mode de navigation propre à la présentation en colonnes diffère trop radicalement de ceux liés à l'utilisation d'une présentation en liste ou sous forme d'icônes, ces derniers étant conceptuellement orientés multi-fenêtres, chaque fenêtre matérialisant uniquement un dossier et détaillant son contenu, lorsque le premier est mono-fenêtre et que cette fenêtre n'y représente pas un dossier particulier.
D'autres raisons font encore que ce navigateur n'est pas à sa place dans une fenêtre "Finder". La navigation pas à pas, dans le strict respect de la hierarchie, qu'il défend, s'oppose, par exemple, à celle promue par la présence (contestable) des 6 gros boutons : parce qu'une pression sur chaque bouton donne lieu à l'affichage du contenu d'un seul et unique dossier ("Applications", par exemple, lorsque le bouton "Apps" est activé) c'est justement au non respect de la hiérarchie que de tels boutons contribuent, nous invitant à naviguer par sauts, sans nous soucier le moins du monde des chemins d'accès. Et si les présentations en liste ou sous forme d'icônes ont un sens à l'issue de l'activation de ces boutons, la présentation en colonne s'avère assez plutôt absurde : ces boutons sont censés donner un accès direct à des éléments-clés situés dans des dossiers-clés et non donner accès à une étape sur le chemin de la recherche d'un élément. Tout me pousse à penser que ce navigateur et l'application "Desktop" (application ouvrant les fenêtres "Finder" dans Mac OS X) sont pratiquement concurrentes et non complémentaires. Elles impliquent une représentation du contenu du disque dur et une technique de navigation trop différentes pour que leur association ne soit pas une source de confusion pour l'utilisateur.

Ce navigateur est même si autonome en son principe, qu'Apple pourrait aussi bien choisir de n'utiliser que lui en guise de Finder : comme seul moyen de navigation et comme seul moyen d'obtenir des informations sur les fichiers et les dossiers. Pourquoi pas... A condition, par exemple :

  • que le mode colonne permette d'afficher la plupart des informations annexes habituellement offertes par le mode liste (taille, type, date de création, etc... )
  • que la largeur des colonnes puisse être modifiable de manière à pouvoir dévoiler, si nécessaire, les noms des éléments sur toute leur longueur...
  • qu'il soit au moins possible de trier le contenu de chaque colonne selon différents critères (seul le classement par odre alphabétique est actuellement géré) et d'ordonner les éléments selon son bon vouloir (comme dans la présentation en icônes mais en gardant les éléments en liste);
  • qu'il devienne possible de déplacer ou de copier aisément un élément d'une extrémité à l'autre de la hiérarchie d'un disque dur, et d'une partition à l'autre, cela, idéalement, sans devoir ouvrir de nouvelle fenêtre "Finder" : actuellement, la présentation en colonnes ne montre jamais qu'une infime et même partie de la hiérarchie (3 niveaux toujours successifs si 3 colonnes sont affichées).


Mauvaise conception générale du Finder de la bêta

Mais j'ai bien peur qu'un tel Finder n'ait pas l'air plus naturel que celui qu'Apple nous propose actuellement, même en faisant abstraction de la présentation en colonnes. Cette fenêtre "Finder" surchargée de boutons, petits et grands, et d'un menu local est la preuve de mauvaise conception globale de ce Finder. Parce que la conception de base est mauvaise, parce qu'elle ne peut répondre aux attentes, les développeurs de chez Apple n'ont eu d'autre solution que de greffer des boutons pour combler ses carrences. A ce rythme, les fenêtres "Finder" ressembleront bientôt à un clavier d'ordinateur, le Finder deviendra aussi convivial, aussi simple à utiliser que le tableau de bord d'un avion long-courrier et nous ne verrons même plus les avantages d'une interface graphique... Il suffit de prendre chaque bouton séparément et de se demander en quoi il s'avère indispensable pour voir apparaître les principales failles du Finder mis en place. Oui, elles sont si énormes qu'Apple à même jugé bon de doubler les fonctions des 6 gros boutons de 6 raccourcis clavier... 6 gros boutons + 6 raccourcis claviers monopolisés (au cas où les boutons seraient cachés... car il est possible de masquer les 6 gros boutons... sans qu'il soit pour autant possible d'en profiter pour diminuer la taille d'une fenêtre "Finder") dans l'espoir de faire passer la même conception bancale, voilà qui paraît difficile à admettre.



Pourquoi cette bêta "publique" ?

Finalement, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi Apple a bien voulu rendre cette bêta "publique" ? Pour habituer toute une frange du grand public aux innovations qu'elles s'apprêterait à insérer dans la version finale ? Il nous faudrait alors penser qu'Apple trouve la combinaison application "Desktop" (application gérant les fenêtres "Finder") + "Dock" très acceptable telle qu'elle nous est présentée. Un tel à priori favorable sur une conception aussi pauvre ne serait vraiment pas à souhaiter... Ou Apple chercherait-elle plutôt à obtenir l'avis des utilisateurs pour savoir, en fonction de cet avis, dans quel sens orienter son futur système ? Il faudrait dans ce cas comprendre qu'Apple est prête à s'en remettre à l'avis du plus grand nombre, qu'elle n'a aucun idéal à imposer, et que les choix affichés dans la bêta, ne trahissent aucun à priori mais qu'ils sont uniquement destinés à nous pousser à réfléchir et à réagir. Car que peut attendre Apple de l'avis de bêta-testeurs qui ne seraient pas des professionnels (n'oublions pas que les développeurs, ont aussi la même bêta à jauger, qu'ils sont censés faire évoluer leurs programmes en se basant sur cette seule bêta et qu'ils sont donc directement confrontés aux problèmes précis qu'elle pourrait poser. Apple peut donc compter sur eux pour obtenir des remarques d'ordre très technique) sinon une prise en considération d'aspects bien moins techniques que fonctionnels ?

Il nous faudra encore attendre la prochaîne bêta ou la version finale pour savoir ce qu'Apple avait derrière la tête... Espérons qu'elle saura alors proposer un système dont chacun pourra tirer le meilleur parti, un système au moins aussi ouvert à différents modes d'utilisation et aussi efficace que les précédentes versions de Mac OS. Espérons qu'elle ne se contentera pas de plaire aux autres :

- aux "geeks", aux "hackers" du monde unix : tous ces fous et spécialistes d'informatique qui voient déjà le potentiel formidable offert par Mac OS X à tout informaticien;

- aux nombreux utilisateurs de Windows et de Linux, signataires d'une pétition demandant le portage de Mac OS X sur PC (ce qui, techniquement est très possible... d'autant plus qu'il existe déjà une version de Darwin, base de Mac OS X, pour Pentium);

- aux "fashion victims" ("victimes de la mode"), toujours prêtes à confondre le design d'un système d'exploitation avec celui d'une machine et à se contenter de cet aspect...


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